Aller au contenu Aller à l'accueil Plan du site Rechercher Aide sur les raccourcis clavier

Accueil > UPFING 2008 >

PLENIERE B – UN NOUVEL AGE SOCIAL


Jean-Yves Ruaux, Rédacteur en chef de Seniorscopie, Groupe Bayard

ruaux

Rédacteur en chef de Seniorscopie.com, Jean-Yves Ruaux est professeur des universités et membre de la HSBC Global Commission on Ageing and Retirement.

> Les boomers, génération-pivot de la société et de la consommation Souvent décriés pour leur individualisme, mais courtisés par la pub, séduits par le Net, les boomers sont le pivot de l’organisation socio-économique et le ciment entre les générations qui évite l’explosion sociale et sémiologique. Et, c’est pas fini car ils n’ont pas l’intention de décrocher sauf du travail !

Daniel Alaphilippe, Professeur en psychologie, Université de Tours François Rabelais, Laboratoire : Psychologie des âges de la vie.

alaphilippe

> Les facteurs de l’adaptation chez l’adulte âgé : étude longitudinale Une étude longitudinale se propose d’observer l’évolution des conditions d’adaptation à son vieillissement d’une population d’adultes de plus de 65 ans. Nous nous intéressons notamment à l’impact et au caractère prédictif d’un certain nombre de facteurs tels que les variables identitaires (sexe, âge, état civil, niveau d’études, composition de la fratrie, lieu de vie, emploi principal antérieur, âge de la retraite), des éléments de la représentation de soi (Estime de soi, âge subjectif, locus de contrôle) ou encore du caractère plus ou moins stressant des événements de vie. Ces variables déterminent selon nous les stratégies adaptatives : ténacité, flexibilité, routinisation ou recherche de soutien social. L’ensemble de ces processus aboutit à une qualité de l’adaptation que nous appréhendons à travers l’évaluation de la satisfaction de vie, du bien-être, de l’état de santé ou à l’inverse de l’ennui et de la dépression. Cette étude longitudinale a été initiée en 2001. Huit cent soixante et une personnes de plus de soixante cinq ans volontaires ont été recrutées pour répondre à un questionnaire par voie postale. Ils appartenaient tous à une caisse de retraite de cadres. L’outil utilisé est un questionnaire constitué d’échelles de mesures éprouvées (Rosenberg pour l’estime de soi par exemple) ou d’autres qui ont été mises au point pour cette recherche. Les prises de données ont lieu tous les deux ans, en 2001, 2003, 2005 et 2007, jusqu’à aujourd’hui. Nous avons cherché à travers ce travail à mieux comprendre les processus de l’adaptation chez l’adulte âgé. Nous avons eu aussi l’ambition de rechercher les éléments déterminants sur lesquels une action peut être efficace pour contribuer au bien vieillir.

> Bibliographie
- Bailly N., Alaphilippe D., Hervé C., Joulain M. (2007). Evénements de vie négatifs, support social et santé mentale des âgés. L’Année Psychologique, 107, 2, 211-224.
- Alaphilippe D., Bailly N., Gana K., Martin B.(2005) Les prédicteurs de l’adaptation chez l’adulte âgé. L’Année Psychologique,4, 105, 649-667.
- Gana, K., Alaphilippe D., Bailly N. (2004). Positive Illusions and Mental and Physical Health in Later Life, Aging and Mental Health, 8, 58-64.
- Gana, K, Alaphilippe, D. & Bailly, N. (2005). Factorial structure of the French version of the Rosenberg Self-esteem scale (RSE) among the elderly. International Journal of Testing, 5(2), 169-175.

Sophie Schmitt, Directrice associée du cabinet Seniosphère

schmitt

Experte en marketing des produits et services de grande consommation, Sophie Schmitt a débuté sa carrière au marketing L’Oréal en France, où elle a lancé en 1993 la première ligne de cosmétiques pour peaux matures, Quintessence. Elle a ensuite assumé la direction marketing de McDonald’s en République tchèque puis pris en charge la stratégie new business de Coca-Cola au Brésil. Revenue en France, elle a cofondé Seniosphère, une société de conseil en stratégie et marketing sur le marché des plus de 55 ans en 2006.

> Vieillir au quotidien

Quand se sent-on Senior ? En quoi le quotidien des Seniors diffère de celui du reste de la population ? On se sent vieillir le jour où certaines capacités baissent et imposent de profondes modifications de la vie quotidienne. Pour une majorité, cela commence avec la presbytie entre 50 et 55 : on ne voit plus de près. Sans l’aide de lunettes, on ne peut plus lire son billet de train, voir ce que l’on mange dans son assiette ou choisir le bon produit dans le linéaire d’un supermarché. Avec l’âge d’autres altérations s’ajoutent progressivement les unes aux autres et imposent un profond changement des habitudes et comportements, mal ressenti psychologiquement puisqu’il est souvent irréversible. Prendre conscience de cela permet de mieux comprendre les Seniors et de mieux répondre à leurs besoins en développant des produits et des services adaptés.

Voir la démonstration de la combinaison de simulation de la vieillesse proposée par Seniosphère dans l’émission de France 2 "A nos 100 ans !"

Gisèle Bessac, fondatrice des maisons ouvertes

bessac

> Les représentations de la vieillesse Aucune société n’a encore été confrontée à une massification du phénomène de longévité. Alors que la vieillesse biologique se situe à présent après 80 ans, elle est située dès 47 ans du point de vue du marketing et de la publicité, et notre culture l’aborde avant tout en tant que perte. Elle ne sait pas bien la penser et lui donner les moyens d’être vécue dans une continuité et une dynamique d’échanges entre les différentes générations. Or la vieillesse n’est pas une maladie, elle est une phase de la vie à investir à part entière.

Gisèle Bessac a fondé la Maison Ouverte en 1999. La création de ce projet est issue de son parcours professionnel et personnel. Après avoir travaillé dans un organisme chargé de promouvoir le design en France, elle collabore avec un architecte d’intérieur – scénographe ainsi qu’un graphiste comme analyste de projet, d’autre part elle étudie le shiatsu et la médecine traditionnelle chinoise. Elle se penche sur les questions liées au vieillissement, se forme à la gérontologie via un diplôme universitaire (Université Paris 13). C’est en appréhendant les représentations culturelles de la vieillesse et les ressources existantes que naît le concept « Maison Ouverte », reconsidération du lien social et du rôle que peut jouer la créativité dans ce domaine.

Mais aussi

> Voir la vidéo

> Lire le compte-rendu de la plénière B sur InternetActu

> Télécharger la synthèse bibliographique sur les catégories et représentations de la vieillesse

PDF - 636.1 ko

 


Navigation


téléchargement



La Fing a le soutien de ses adhérents et de ses Grands Partenaires