Livre – Les arbres bâtisseurs

L’auteur, Jean-Luc Ansel, ingénieur de l’École supérieure du bois, occupe, notamment, la fonction de président de la Société des experts bois. C’est cette fonction qui l’a amené à voyager dans de nombreux pays, et lui a permis de rapporter de très belles photos d’une quarantaine d’essences d’arbres. Le point commun entre toutes ?
Leur utilisation pour bâtir des maisons, des immeubles, des ouvrages de génie civil, des menuiseries… Chaque arbre est présenté dans une planche où sont répertoriés sa famille, son nom pilote et scientifique, ses utilisations principales dans la construction, et bien sûr sa description et des anecdotes s’y rapportant.
Ce livre est un vrai régal pour ceux qui aiment les arbres (et même pour les autres d’ailleurs), et il se veut également un plaidoyer pour une utilisation raisonnée des forêts à travers le monde. À offrir ou à s’offrir !

Jean-Luc Ansel, Les arbres bâtisseurs ,  Éditions Eyrolles, 2004
152 pages couleurs
Format : 23 x 31,5 cm
Prix : 32 euros

Construire une maison en bois… un geste écologique ?

Les plus sceptiques d’entre vous me diront que construire une maison en bois ne contribue qu’un peu plus à augmenter la déforestation de nos forêts… et à moi de vous répondre que le bois est la plus importante matière première renouvelable de la planète. Pour faire donc un véritable geste écologique il est donc important de ne pas choisir n’importe quel bois pour construire sa maison . Il existe désormais des labels de gestion durable, apposés sur les bois qui vous permettront d’agir véritablement pour la préservation de l’environnement. Pour infos : au niveau mondial et surtout européen deux labels principaux existent, le label FSC et le label PEFC. Ces labels permettent d’être sur que le bois utilisé provient d’une forêt ou le bois est replanté.

Sachez aussi que construire une maison en bois contribue à réduire les gaz à effet de serre et donc à protéger la couche d’ozone car le CO2 est capturé dans le bois de construction qui ensuite rejette de l’oxygène. Ainsi construire en bois de façon durable est un véritable geste pour l’environnement. De plus, autre info non négligeable, les besoins en chauffage d’une maison en bois sont plus faibles que dans une maison dite « traditionnelle » pour un même niveau de chaleur.

Toutefois, il reste un problème majeur environnemental lié la construction d’une maison en bois qui est le traitement du bois lui-même. Car pour être protégé, le bois doit être traité bien souvent de manière « chimique », or lorsqu’il pleut les substances toxiques contenus dans ces traitements se répandent dans les sols. Donc si construire en bois est un véritable geste écologique pour la planète, son traitement l’est en revanche beaucoup moins… A vous de voir…

Les “quilles en l’air” de drôles de maisons à Equihen-Plage

Ces habitations de pêcheurs étaient constituées d’une barque retournée.
Equihen-Plage était jusqu’au début du 20éme siècle un port d’échouage.
Les bateaux de pêche (harenguiers ou flobarts) venaient s’échouer à chaque marée sur la plage. Les équipages les faisaient alors glisser sur le sable pour les remiser sur le perré et ainsi les mettre à l’abri. La coque en bois s’usait donc rapidement mais une deuxième vie commençait. A l’époque, on ne jetait pas mais on recyclait…

Habitats-coques

Les familles les plus démunies les récupéraient donc afin de se constituer un abri de fortune.
Les coques étaient plantées à flan de colline sur les hauteurs dominant la mer. Passée au goudron, elles apparaissaient de loin semblable aux moules qui tapissent les rochers de la plage.
Jusque la seconde guerre mondiale, les quilles en l’air constituaient un véritable quartier avec une bonne vingtaine d’unité.
Les bombardements successifs ont eu raison de ce patrimoine maritime dont le “sacré coeur de Jésus”, atelier du peintre marseillais Christol a longtemps été la seule trace.

Doisneau a fait des quilles en l’air un sujet d’un de ses tableaux, exposé à la mairie d’Equihen. Pour plus d’information allez sur : le site de la ville d’Equihen une page est réservée aux quilles en l’air.

Depuis quelques années, la commune a renoué avec cette tradition en  construisant plusieurs “quilles en l’air” sur le camping municipal, dotées de tout le confort recherché, avec vue sur la mer, de véritables locations insolites.
Proposées à la location à la nuit, au week-end ou à la semaine, elles feront le bonheur de votre séjour vous offrant une vue imprenable sur la côte !

Attention, à partir de 2017, des travaux de rénovation seront obligatoires

L’année 2016 a sans aucun doute marqué un tournant dans l’histoire des énergies renouvelables. Le gouvernement a largement accentué sur ce domaine afin de motiver les consommateurs pour qu’ils puissent passer à l’action.

Réduire les coûts engendrés par les installations

L’objectif premier consiste à réduire l’impact nocif des humains sur l’environnement tout en abaissant les dépenses énergétiques. Ces dernières deviennent de plus en plus importantes pour les foyers qui sont contraints de trouver des astuces pour qu’elles ne s’aggravent pas dans le temps. L’Etat a donc dégainé un décret daté du 30 Mai 2016 qui s’inscrit dans la loi dédiée à la transition énergétique .Le but est de « saisir les opportunités de réduire la consommation d’énergie » tout en limitant au maximum les dépenses liées au chauffage. Il reste d’ailleurs le pôle le plus gourmand pour les ménages. Heureusement des facilités de financement offertes par  l’Etat au niveau fiscal ou par la relance des courtier en crédit Immobilier permettent d’aider les ménages dans cette dépense.
De ce fait, s’ils prévoient des travaux de rénovation, certains pourraient devenir obligatoires. Par conséquent, il faudra envisager un budget plus élevé, car Ségolène Royal veut saisir cette chance pour populariser certaines installations rythmées par les énergies renouvelables.

Imposer dès 2017 l’isolation de la toiture

Normalement, ce texte devrait être validé dès le 1er Janvier 2017, vous devrez donc penser à effectuer une simulation en vue de jouir d’un prêt travaux au meilleur taux , car le surcoût sera réel. Si par exemple vous avez l’intention de procéder à d’importantes rénovations que ce soit pour votre maison ou des locaux professionnels, la ministre de l’Écologie souhaite imposer les travaux d’isolation thermique. Cela permettrait d’utiliser les entreprises dépêchées sur place ainsi que tout le matériel à disposition. L’objectif consisterait à se rapprocher le plus possible des performances énergétiques offertes dans le secteur des logements neufs. Ils deviendraient donc une base à laquelle il faudra se fier.

Une dérogation envisagée pour les bâtiments classés

L’impact souhaité sera-t-il au rendez-vous ? Des ménages qui auraient prévu uniquement un bouquet de travaux de rénovation n’auront peut-être pas les moyens de suivre les directives du gouvernement. Existera-t-il des sanctions pour ceux qui ne pourraient pas ou ne voudraient pas les mettre en place ? L’État a-t-il déterminé de nouvelles offres afin d’attirer les consommateurs et de les convaincre ? Impossible pour l’instant de répondre à ces questions, mais le fait d’imposer des travaux de maison ne devrait pas combler les attentes des Français. Seule une dérogation serait envisagée pour les bâtiments classés.

Tour Elithis, un site d’expérimentation énergétique

Suite de notre article sur la construction d’une tour écologique à Dijon.

Pour économiser l’énergie et limiter les rejets des gaz à effets de serre, aucun détail ne fut négligé. La tour de 33,50 mètres de hauteur, avec 5000 m2 de bureaux répartis sur 10 niveaux, est à ce jour le bâtiment tertiaire le plus sobre au monde sur le plan énergétique et environnemental, notamment en matière de rejets de gaz à effet de serre (6 fois moins de rejets qu’un bâtiment “classique”). Les études de R&D ont duré six mois.
Elle a vocation à devenir un véritable laboratoire d’expérimentation énergétique. Equipée de plus de 1600 capteurs répartis sur l’ensemble de la structure, toutes les consommations seront minutieusement affichées, auscultées, analysées et feront l’objet de publications scientifiques. Le bâtiment sera ouvert aux scientifiques, chercheurs et universitaires. Une telle performance ne pouvait pas laisser indifférente l’Ademe. L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie va installer ses bureaux sur trois niveaux de la tour.

 

Innovations, économie et santé

Les choix qui ont été faits participent d’une nouvelle pensée de la construction. Les installations contribuent autant au confort et à la santé de l’occupant. Le bâtiment n’aura pas recours à une climatisation énergivore mais disposera d’un bouclier solaire aux formes asymétriques, conjuguant esthétisme et fonctionnalité. Les utilisateurs seront protégés et bénéficieront d’un champ de vision important, puisque tous les bureaux de la tour auront un accès direct à la lumière naturelle, limitant les éclairages artificiels. Un réseau d’éclairage nomade est conçu pour les postes de travail. L’utilisation de composants d’isolation recyclés comme la ouate de cellulose, le recours à des vitrages adaptés aux conditions climatiques et d’ensoleillement du site, la préférence donnée à l’aluminium matériau plus durable demandant peu d’entretien sont des atouts considérables.
La chaufferie bois, consommant 10 m3 de bois par an, complète la principale source énergétique du bâtiment est la production solaire photovoltaïque. La pile photovoltaïque de 560 m2 intégrée en toiture fournira 82 000 kWh d’électricité par an.
Les ingénieurs d’Elithis ont également inventé un système hybride de ventilation double flux, le système breveté permet le rafraîchissement gratuit des locaux. Le traitement de l’air neuf se fait par système adiabatique.


Alors que le bâtiment est inauguré jeudi 2 avril, le directeur général d’Elithis, Thierry Bièvre, semble déjà porté vers d’autres horizons : « 
L’aventure pionnière « Tour Elithis » ne fait que commencer. Elle a vocation à être exemplaire mais d’une exemplarité tout autant porteuse de progrès avérés que de nouveaux défis à relever. »

 

Tendances peintures : soie et Prune de rêve

Les nuances de la prune dans toutes ses variations de teintes sont l’antidote parfait contre les froides nuits d’hiver. Les couleurs qui tirent du riche rouge prune au bleu roi et au pourpre, rendent l’ambiance somptueuse, chaude et accueillante comme de la soie, d’ailleurs on peut acheter de la soie à peindre pour ornementer les meubles de maisons : c’est une tendances conseillée.

Utilisez des surfaces mates voyantes ou adoucissez cet effet en peignant les murs de nuances plus tendres. Grâce à des motifs simples parsemés comme au hasard sur les murs et l’ameublement, vous éviterez que des pièces plus petites ne soient écrasées par ce schéma décoratif. Si vous aimez le traditionnel, choisissez des meubles en bois foncé, ornementés de soie à peindre au mètre par exemple. En alternative, vous pouvez créer un look plus moderne en peignant au pinceau ou au pistolet quelques éléments de laques à effet métallisé (chrome ou étain). Placez des accents par touches de couleur rose-framboise, soie rouge-corail, gris- ou rouge-vif, pour obtenir – garanti – une atmosphère, très tendance, qui illuminera votre hiver.

peinture-prune Les étoffes prunes sont somptueuses et structurées : des velours à long poil ornés d’élégantes broderies de perles, contrastant avec des couvertures en épaisse soie-laine. Les sols et les murs sont peints de gris chauds et neutres afin d’accentuer les détails de couleur, alors qu’une table de salon a été peinte en bleu très sombre.

Pour transformer du traditionnel en moderne, les murs sont lambrissés de bandes de plaques en mdf que l’on colle sur le substrat avant de les peindre dans un ton prune sombre. Les sols restent nus ou sont peints de couleurs riches alors que les meubles et accessoires sont réactualisés par des laques à effet métallisé ou de la peinture sur soie. L’impression d’ensemble est complétée par des touches beige doré et rouge riche.

Energie positive : la Tour Elithis à Dijon

Une tour à énergie positive qui rejette six foix moins de CO2 qu’un bâtiment tertiaire aux normes actuelles sera inaugurée jeudi 2 avril à Dijon. Cela fait de la Tour Elithis le bâtiment le plus sobre au monde. Siège de la société d’ingénierie Elithis, elle est le fruit d’une collaboration innovante avec le cabinet d’architecture Arte Charpentier avec lequel elle partage la même volonté de voir incarné un « développement soutenable ». La Tour sera désormais un laboratoire d’expérimentation et abritera les bureaux régionaux de l’Ademe.

Une tour sobre

La Tour Elithis est née de l’ambition de l’entreprise éponyme d’agir de manière innovante et réellement durable pour la construction de son propre siège alors que les bâtiments tertiaires sont traditionnellement dévorateurs d’énergie. A hauteur de cette ambition, pour l’entreprise de soixante personnes spécialisée dans les installations de fluides techniques du bâtiment, la rencontre avec l’architecte urbaniste de renommée internationale Jean-Marie Charpentier fut bien sûr déterminante.

Ensemble, partageant la conviction qu’il faut défier les idées reçues, ils ont abouti à un niveau d’innovation rarement atteint : la construction d’une tour à énergie positive, c’est-à-dire consommant moins d’énergie qu’elle n’en produit. La Ville de Dijon a également soutenu le projet, notamment en lui réservant un terrain très bien situé, au coeur de la cité des affaires.

Tous les acteurs ainsi convaincus de l’intérêt du projet, il a fallu faire intervenir des compétences afin de relever le défi technologique. Au cœur même de l’innovation, il y a l’entreprise. Le savoir-faire des ingénieurs d’Elithis en matière de génie climatique et électrique contribue au premier plan à faire du bâtiment un véritable projet sociétal, social, technologique et, bien sûr, environnemental. Et, alors qu’il s’agit du futur siège social de la société, il n’était pas question de faire un bâtiment « beau » mais un bâtiment ancré dans son temps et dans le temps.

 

Conférence sur le minimalisme en décoration d’intérieur – suite

Suite de la conférence sur le minimalisme en architecture intitulée : le Minimalisme Dans La Décoration D’intérieur – Vers L’Hybridisme

Peut-on concevoir un meuble où deux styles opposés de la conception (le minimalisme et le baroque) s’entrecroisent ? Si la réponse à cette question est oui, alors une combinaison de matériaux est indispensable. Dans ce cas, la table basse “Crystals” , qui combine le verre (matériel de la modernité) et le bois (classique, traditionnel et de base), exprime la possibilité d’une telle combinaison.

Evidemment, cet objet ne peut absolument pas être considérée comme minimaliste, et encore moins baroque -malgré les détails des parties qui relient la base en bois avec la partie supérieure de la table- ou de style oriental. Le seul mot que j’ai trouvé pour décrire cet objet -qui semble résister à toute catégorisation- c’est celui “d’hybride”. Beaucoup asso cieront rapidement ce mot avec la biologie, la biogénétique, etc. Pourtant, ce terme est également utilisé dans la littérature.

La chronique Naufrages de Álvar Nuñez Cabeza de Vaca (Jerez de la Frontera, 1507 – Séville, 1559) est désormais étudiée en littérature et considérée comme un hybride. Il n’est pas surprenant que ce texte qui appartenait au domaine de l’Histoire ait acquis une valeur littéraire. Le défi de ce genre de textes, qui rentrent dans le cadre de l’appellation générique de “Chroniques des Indes”, a été de trouver la forme de raconter quelque chose d’absolument nouveau, sans précédents dans les modèles ou les codes littéraires existants.

Si dans l’âge d’or espagnol “puiser” dans les sources classiques et prestigieuses était primordial -ensuite l’originalité de l’oeuvre serait primordial, mais plus tard la présence de sources littéraires dans les travaux serait revalorisée dans le cadre de la notion d’intertextualité; Juan Goytisolo, pour citer un autre écrivain de la péninsule, un grand connaisseur de la critique littéraire, l’a utilisé dans ses fictions- le seul modèle littéraire à la hauteur était celui de l’odyssée homérique, ce qu’a fait Christophe Colomb dans son journal de bord lorsqu’il affirmait avoir vu une créature mythique lors de son passage dans les îles des Caraïbes.

La richesse hybride de la relation “Naufrages” ne se trouve pas dans ses sources classiques mais dans le fait que ce texte ait été écrit pour être présenté devant le tribunal qui allait juger le grand échec de l’expédition de Pánfilo de Narváez. Dès lors il existe une “intention rhétorique”: Álvar n’est pas responsable de cet échec. C’est ce que constate Silvia Molloy lorsqu’elle déclare que la “prise du gouvernail” (“…ainsi, j’ai pris le gouvernail…”, écrit Cabeza de Vaca) est le moment symbolique où Álvar assume la responsabilité, quand il devient le centre du texte et qu’il “l’approuve”. Le mélange entre document officiel, présence de l’Histoire et de l’historiographie médiévale, dimension autobiographique, importance évangélisatrice du je et le rythme descriptif du journal de bord -qui crée une illusion de simultanéité- est ce qui en fait un texte “hybride”, en plus des oscillations dans les positions identitaires du narrateur.

La valeur des hybrides est immense, et ils résultent très intéressants parce qu’ils représentent un défi pour ceux qui veulent les étudier, devant identifier les composants de base et devant déterminer quel effet produit la combinaison de modèles, de codes et d’intertextes.

Nous prendrons la liberté de qualifier cette table basse “d’hybride”. Et pour ceux qui aiment les nouveaux -ismes nous allons cataloguer ce style d’hybridisme. Peu importe le nom qu’on voudra lui donner, il s’agit d’une table à café à être prise en compte par les amateurs d’objets rares.